Le Lien de Saint Thurin – Numéro Spécial – De l’ITEP au CADA

Le Lien de Saint Thurin – Numéro Spécial – De l’ITEP au CADA

L’Institut Robert Anglaret

1 – Introduction –

Ce numéro spécial de votre Lien de Saint Thurin a été réalisé à votre intention pour vous présenter tous les aspects de l’évènement qui impacte soudainement et sévèrement notre commune.

Les différents points de vue des parties prenantes sont traités dans ces pages :
Ceux des autorités de la République.
Ceux du personnel de l’ITEP.
Ceux de la PEP 42.
Ceux des élus et de la population de Saint Thurin.
Les conclusions du Maire.

La logique veut que nous nous exprimions en dernier : les griefs ne peuvent être adressés qu’après une bonne connaissance des arguments étatiques et des responsables de l’institut mis à mal dans cette affaire.

Pour réaliser ce document, j’ai revu tous les textes qui ont été mis à notre disposition. J’ai également glané ça et là dans les médias des publications faites, pour certaines, à notre insu, des informations transmises par on ne sait qui. Donc, vous pourrez peut être avoir une impression de déjà vu, mais pour partie, c’est une retranscription synthétisée et objective, pour le reste c’est notre opinion et nous la revendiquons.

ITEP : Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique
PEP : Associaton Départementale des Pupilles de l’Enseignement Public.
CADA : Centre d’Accueil pour Demandeurs d‘Asile

 


 

2 – Le Préfet face à la Population –

En ce samedi 23 janvier, s’est tenue, comme prévue, la réunion d’information sur les demandeurs d’asile originaires de Syrie, d’Irak et de divers pays africains, qui vont dans un très prochain avenir remplacer les enfants en difficulté dans les bâtiments de l’Institut Robert Anglaret,
qui leur étaient dédiés depuis 1933.
Nous avons donc eu l’honneur de recevoir : Mr Fabien Sudry, Préfet de la Loire, Mr André Carava Sous Préfet de Montbrison, Le Colonel Morel commandant de la Gendarmerie de la Loire, de Mr Couteaud directeur départemental de la Cohésion Sociale.

Mr Coutaud, Mr Patard, Mr Sudry, Mr Carava et Le Colonel Morel
Mr Coutaud, Mr Patard, Mr Sudry, Mr Carava et Le Colonel Morel

 

On notait également dans l’assistance la présence du directeur des
PEP 42, de Mr Pierre-Jean Rochette Maire de Boën et Conseiller Départemental du canton de Boën, de Mme Violette Auberger et de
Mr Jean Bartholin Conseillers Départementaux du canton de Renaison,
de Mr Thierry Chavaren président de la Communauté de Communes
du Haut-Forez et plusieurs personnalités locales.

Après les présentations d’usage, Mr Sudry a prit la parole.

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Texte réalisé d’après des communications Préfectorales.
« Les Demandeurs d’Asile, l’Etat et Nous »

Chacun d’entre nous sait que la France est, traditionnellement une terre d’asile, donc à ce titre :
La France dans son immense générosité doit l’asile à toute personne en danger dans son propre pays. L’Etat en prend la responsabilité et la charge en usant largement de son pouvoir régalien.

A l’évidence, il est du devoir de chacun de considérer et de porter assistance à tous ces malheureux chassés de leur patrie par les évènements tragiques que nul ne peut ignorer. Mais cela doit se faire dans le calme et la réflexion, pas n’importe comment et dans la précipitation: c’est là que le bât blesse.

 

Fonctionnement

Un demandeur d’asile n’a pas automatiquement le statut de réfugié. Pour l’obtenir, sa demande doit être agrée par l’Office Français de
Protection des Réfugiés et Apatrides. Dans l’attente de la décision, le demandeur et sa famille ont le droit de rester sur le territoire national, de bénéficier de quelques subsides, de s’instruire dans les structures de l’Education Nationale, d’être soignés comme n’importe quel citoyen et enfin d’être hébergés, pendant la durée d’examen de leur cas, dans un Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile (CADA).
Ces CADA sont financés par l’état et gérés par le personnel spécialisé d’organismes associatifs. Dans notre cas il s’agit de l’association « Entraide Pierre Valdo ». Ces personnels les accompagneront dans toutes leurs démarches concernant l’administratif, la santé, le scolaire et tous les satellites afférents. Ces personnels sont des conseillers en économie sociale et familiale, des éducateurs spécialisés et divers moniteurs-éducateurs.
Plus précisément, dans les cas qui concernent le Village de Saint Thurin, le CADA sera une « annexe » de celui de Boën, tout le personnel sera sous l’autorité d’un seul directeur.

 

Nous serons donc automatiquement inscrits dans un réseau de partenariat local : écoles, activités périscolaires, professionnels de santé et tissu associatif local.
Les personnels seront présents in situ, 24h/24, 7 jours /7, assurant ainsi les médiations et la préservation de l’intégrité des biens et des personnes.
L’animation sera également assurée par des bénévoles en provenance de Boën. Ces gens interviennent sur du soutien scolaire, des cours de français pour les adultes, du covoiturage, l’aide à l’intégration dans les associations sportive locales, la mise en place de loisirs dans le CADA, de découverte de notre pays par la randonnée pédestre, les arts et les spectacles, la création et l’entretien d’un jardin potager dont les produits seront consommés par les résidents.
Saint Thurin accueillera selon les prévisions des autorités environ 10% des demandeurs d’asile de la Loire soit entre 80 et 100 personnes en provenance pour moitié du CADA de Boën et pour moitié d’autres sites départementaux et nationaux. Concrètement, le site Boennais passerait de 150 à 100 personnes, soit un total de 200 personnes sur les deux sites
A savoir aussi que le quota imposé à notre département est en baisse de 24% par rapport au maximum de 1444 personnes comptabilisées en 2012.

 

Services

Les CADA de Boën et Saint Thurin étant une entité unique, c’est tout naturellement que les enfants hébergés à Saint Thurin seront accueillis dans un premier temps par les établissements scolaires de Boën où le personnel enseignant est habitué et compétent à l’égard de ces jeunes qui viennent de subir les pires choses.
Au travers des enfants, qui, ce n’est plus à prouver, ont une plus grande faculté d’adaptation que les adultes, les parents pourront plus facilement appréhender leur nouvel environnement, sa langue, ses coutumes et ses règles. Pour l’instant, les capacités d’accueil scolaire sont largement suffisantes pour parer à un effectif de 30 enfants étrangers.

Les autres enfants ne subiront aucun préjudice, car l’arrivée des étrangers a empêché la fermeture d’une classe. Au cas où il serait nécessaire de scolariser quelques enfants sur le RPI local les frais seraient assurés par le gestionnaire « EP Valdo ». En aucun cas ce ne serait à la charge des communes de Saint Thurin et Saint Didier sur Rochefort.

Pourquoi la période en CADA ?

Dans l’attente de la décision de OFPRA, si négative les obligera à quitter notre territoire dans les meilleurs délais ou si positive leur permettra de résider pour une période de 10 ans dans l’Hexagone. Les migrants n’ont pas le droit de travailler et il est assez logique que cette période soit mise à profit pour leur permettre de « récupérer » après les épreuves qu’ils viennent de subir. Cette période est fixée à 2 ans maximum, mais la pléthore de demandes impose aux autorités de ramener ce délai à 9 mois maximum.
Après cela, les bénéficiaires d’une décision favorable pourront, comme tout un chacun, mener une vie normale, résider dans un logement individuel, probablement social, de travailler pour subvenir à ses besoins et ceux de sa famille, en bref de vivre comme n’importe lequel d’entre-nous.
Mais en attendant, une personne seule touchera, par mois 204€ et une famille de 4 personnes 510€. Beaucoup victimes d’atteintes physiques pourront profiter de cette pose pour se soigner.

Le voisinage

Si des craintes légitimes existent de la part des habitants de la commune, ils doivent se rassurer car l’EP Valdo met à disposition des centres
1 personne pour 15 demandeurs d’asile (ratio légal). Ce sera une présence constante. Leur mission sera d’aider les gens dans leur intégration et d’exercer une « surveillance » de tous les instants; ils ont la possibilité d’avoir recours aux forces de l’ordre. D’ailleurs les autorités Boennaises font état d’un très faible nombre d’incidents.

L’Entraide Pierre Valdo, a toutes compétences pour assurer très sérieusement ses missions auprès des populations en grande difficultés.
Sur tout son secteur d’intervention en Auvergne-Rhône-Alpes cette association est largement validée pour ses compétences et ses connaissances du domaine.

Les CADA Ruraux

Installer les demandeurs d’asile en bâtiments collectifs n’est pas une création de ghettos, mais un souci de protection vis-à-vis des de ces personnes qui ne se sentiront pas isolées dans un espace inconnu d’eux.

Des CADA sont déjà installés en pleine ruralité sous l’égide de EP Valdo : à Saint Agrèves (07) et à Saint Beauzire (03). Ces CADA fonctionnent sans soucis particuliers.

L’aspect positif pour notre territoire

En tout premier il s’agit d’un rééquilibrage territorial en répartissant les migrants sur une bien plus grande surface et autorisant ainsi une augmentation de 50 places dans la Loire.
Boën va pouvoir récupérer des locaux qui seront voués à des projets d’installation de services publics pour le plus grand bien de sa population. Une manne de 1,423 000 000 € sera versé pour assurer le fonctionnement de tout cela. Une création de 10 emplois sera réalisée sur le site de Saint Thurin, donc l’espoir de voir 10 familles s’installer.

Les demandeurs d’asile bénéficiaires d’allocations participeront au développement des « commerces locaux ».

Comme il a été fait sur Boën, L’Entraide Pierre Valdo recrutera, dans la mesure du possible, en priorité sur le site de Saint Thurin et tout particulièrement dans les employés de l’ITEP qui le souhaiteront. Notamment des postes de veilleurs.


 

3 – Les salariés de l’ITEP –

A la faveur de la réunion d’information les salariés de l’ITEP dont la pérennité d’emploi est menacée, ont voulu s’adresser aux Hauts Fonctionnaires présents et à toute l’assistance.

Néanmoins l’essentiel de leur propos ne portait pas sur cet emploi, mais sur le déplacement imposé aux enfants handicapés dont ils ont la charge. Ils pensent et nous ne pouvons mettre en doute leurs compétences, qu’un déplacement précipité pourrait avoir, chez ces jeunes très perturbés, des effets extrêmement désastreux : insultes, violences et tendances suicidaires.
Le déménagement prévu en 2018 vers d’hypothétiques locaux sis à Montrond les Bains est avancé nécessitant ainsi un double transfert Saint Thurin—Boën, puis ultérieurement Boën – Montrond .
Cela mettrait en danger tout ces jeunes. Entre autres effets négatifs il y a une déconsidération des parents non informés et une destruction d’un réseau partenarial patiemment créé sur plusieurs années.
C’est la démonstration que les valeurs politico-financières prennent le pas sur les valeurs humaines les plus basiques.

A savoir que le Conseil Municipal et une très grande majorité de la population Saint Thurinoise sont solidaires des employés de l’ITEP.

 


4 – les PEP 42 –

Sur cette page, vous auriez dû lire un texte rédigé par les PEP 42 à notre demande.

Cette démarche a été faite dans un souci d’équité, cet organisme étant partie prenante dans l’évènement.

Mais à l’heure d’imprimer ce livret le document ne nous est pas parvenu.

Vous pourrez peut être le lire dans un prochain numéro

 


 

5 – En Fait !! Version Locale –

Après avoir présenté les opinions des représentants de l’Etat, des personnels et des décideurs de la PEP 42, nous devons parler de la position des élus et , je pense, de la majorité de la population Saint Thurinoise.

Fin mars 2015, à la faveur d’une rencontre, au cours d’une inspection réglementaire des locaux de l’ITEP par les autorités départementales et communales, le Directeur nous a informés du sérieux projet de déménagement de l’association vers des lieux plus appropriés à la mission qui lui est attribuée, à lui et à son personnel. Après nous avoir informé de la mise en vente des locaux et nous les avoir proposés, presque sur le ton de la plaisanterie; il nous a déclaré qu’il existait un projet d’hébergement de réfugiés…
Cela nous a semblé à la fois peu sérieux et inquiétant.
Mais quelques mois plus tard, d’une façon officieuse et peu habituelle Monsieur Sudry, Préfet de la Loire, faisait part à Christian Patard, qu’il souhaitait, avec insistance, le rencontrer seul sans l’assistance de membres du conseil. Cette démarche pour le moins bizarre a laissé le maire perplexe. Malgré ses dénégations téléphoniques, Mr Sudry a fait part de ses intentions d’héberger dans les locaux de l’institut Robert Anglaret 80 à 100 personnes en provenance de Syrie, Irak et Afrique. Pour ce faire, il suffisait de déménager les occupants actuels, des enfants en grandes difficultés. La vente des locaux à un acheteur encore inconnu ne semblait pas poser de problèmes.
Le Préfet a souligné que les élus et la population de la commune n’avait pas le choix, les décisions étant prises en haut lieu. Mieux encore nous en étions informés qu’à titre de politesse; là, la couleuvre devenait difficile à avaler, nous, nous rendions compte que la digestion serait douloureuse.
Cette médication, c’est le Préfet dans son immense mansuétude qui nous l’a proposée sous la forme d’une réunion où il serait en première ligne pour informer la population et pour écouter, mais surtout subir les revendications.

130 personnes, environ, ont répondu présent à cette réunion. En plus des personnes déjà citées, il y avait quelques dirigeants et représentants des services chargés de la gestion des demandeurs d’asile de Boën. On a pu noter également la présence d’élus des communes voisines, d’une respectable représentation du personnel de l’ITEP qui a eu la possibilité de faire part de ses doléances; en effet il n’était pas de meilleure tribune possible, d’habitants de Saint Thurin et des environs. Tous faisaient face aux représentants de l’Etat, au Maire de Saint Thurin et au directeur de la Cohésion Sociale de la Loire.

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– L’assistance attentive aux propos de Mr Sudry –

Mr Sudry, s’est efforcé d’être le plus clair et convaincant possible (voir les pages précédentes), il n’a quand même pas réussi à convaincre les septiques en grande majorité dans cette salle.
Les Saint-Thurinois se sont rangés unanimement derrière Christian Patard, dont les propos, particulièrement fermes, ont visiblement dérangé.

Personne dans la commune n’est contre le principe de recevoir des demandeurs d’asile, bien au contraire, mais de là à voir sa population augmenter de 51% d’un seul coup, il y a de quoi émettre, à juste titre, quelques inquiétudes.
Si quelques bien pensants et autres chercheurs d’informations sensationnelles ont supposé un racisme sous-jacent, qu’ils déchantent : il n’y a aucune place pour cela ici

Néanmoins, il est tout à fait naturel que la population locale se pose des questions légitimes auxquelles la démonstration nébuleuse du directeur local de « L ‘Entraide Pierre Valdo » n’a pu apporter la moindre réponse. Il a tant pratiqué la langue de bois, qu’il y avait plus de copeaux à ses pieds, que devant la raboteuse d’un menuisier.
En tout premier: hormis le montage des dossiers de demande d’asile qui devrait occuper un individu 1h00 par jour, la confection des repas et diverses tâches « ménagères » (2h00). Que vont faire ces gens pour occuper leur temps ? Les subsides ne seront pas suffisants pour permettre de faire de voyager à l’envie. Une autre heure sera peut être consacrée, pour les plus studieux, à l’apprentissage de notre langue. Il en restera du temps à tourner en rond et quand on tourne en rond…..?
Combien de temps tiendront les bénévoles à faire les trajets aller-retour pour venir « occuper » les résidents ?
D’autant plus que la population de migrants sera, essentiellement, constituée de célibataires pour des raisons de carence d’établissement
scolaire à Saint Thurin; au fait cela rend caduc la démonstration du temps passé par les parents auprès de leur progéniture.

Qu’en sera-t-il des conflits internes ? Normalement la vie locale ne devrait pas en ressentir les effets, mais… Nous savons que les groupes de réfugiés sont composés de plusieurs ethnies, issues de pays assez différents. Plusieurs religions sont pratiquées, musulmans, chrétiens et peut être protestants devront se côtoyer et vivre ensemble. Cela peut engendrer les pires craintes, car il n’est pas certain qu’un conflit créé à l’intérieur ne continuera pas dehors à la faveur d’une sortie, là où les surveillants ne pourront intervenir.

A la question relative à la recherche de nouveaux sites dans la Loire pour créer d’autres CADA afin de répartir au mieux les migrants, il a été répondu affirmativement à la première partie de la question, mais nous sommes toujours en attente de savoir si ce sera une meilleure dilution du quota à la charge de notre département ou s’il y aura là une opportunité à augmenter ce quota ?? Encore un aspect nébuleux.

Si le personnel de l’ITEP a pudiquement laissé sous silence les craintes légitimes sur la pérennité de leur emploi, les cadres ont soigneusement évité le sujet. Néanmoins le texte fourni par les autorités évoque une priorité d’embauche pour les employés de l’ITEP qui le souhaiteraient; bien entendu à des postes ne nécessitant que peu de qualifications, Il y a là de quoi être vigilants.

Les locaux sont adaptés pour recevoir 60 enfants. Des parties sont vétustes et, en l’état, l’hébergement de 80 à 100 adultes semble parfaitement utopique. Bien sûr, des travaux sont possibles, mais que faire de sérieux en si peu de temps ? C’est donc une fois de plus un ghetto qui sera créé sans trop de soucis pour la dignité humaine.

Je crois pouvoir dire au nom de tous que nous serions contents de participer à la réception d’une quantité raisonnable de réfugiés (50 maximum), mais que nous sommes opposés à en accueillir le double !!

Je pourrai continuer encore longtemps à revoir point par point ce projet insensé, mais n’ayant pas d’alternative possible, c’est l’expérience qui démontrera de quel côté est le raisonnable. Au fond de moi-même j’espère que nous avons tort, mais….

Enfin, j’invite toutes personnes qui mettraient en doute l’humanisme de notre petite commune à se rendre à l’entrée de l’Institut Robert Anglaret et de lire attentivement la plaque gravée qui est à la vue de tous.

Daniel Rayez, adjoint


– Conclusions et avis du Maire à l’attention de Mr le Préfet –

 

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Interview France 3

 

Le Conseil Municipal s’est réuni la semaine dernière, il n’est pas hostile à l’accueil de demandeurs d’asile sur son territoire. Mais il pense qu’il est tout à fait inconscient de la part des autorités d’installer dans si petite commune une centaine de migrants issus de différents pays, ce pour au moins quatre raisons :
Cela représente 51% de la population actuelle
Très peu de commerces dans la commune et à proximité.
Absence d’associations sportives ou culturelles, qui favoriseraient l’intégration et les loisirs
Des transports rares et onéreux pour les déplacements indispensables.
Les pensées toutes particulières du Maire
À l’attention des représentants de l’Etat

Il y a 2 mois vous ne connaissiez pas Saint Thurin, ni de nom ni sa localisation sur une carte et cela me désole. Aujourd’hui vous avez besoin de notre petite commune rurale pour implanter un CADA, alors vous nous faites des courbettes, pour preuve les appels téléphoniques de vos services plusieurs fois par semaine. Qu’en sera -t-il quand le CADA sera installé ? Je pense que la Mairie n’entendra plus parler du Préfet et du Sous Préfet ; Saint Thurin retournera aux oubliettes.
Monsieur le Préfet, aujourd’hui ici dans cette infime partie du département, demain vous serez sûrement nommé à l’autre bout de la France. Les migrants resteront à Saint Thurin. Alors quand vous signerez l’acte définitif de création de ce CADA pensez un peu à la population du bourg de Saint Thurin, elle est sur ce territoire et elle y restera encore longtemps; elle risque de se retrouver en minorité chez elle. Je ne suis pas sûr que si vous résidiez ici vous trouviez cette situation plaisante et à votre convenance.
Enfin dans notre pays des élections sont organisées pour élire des personnes de bonne volonté, qui gèrent au quotidien : les communes, les intercommunalités, les départements, les régions et le pays. Alors vous comprendrez, Monsieur le Préfet, que cela me sape le moral quand l’implantation d’un CADA, dans notre minuscule commune, qui va fragiliser son équilibre soit la décision d’un seul homme, le Préfet, lequel de surcroît n’est pas un élu du peuple, mais une personne désignée à ce poste.
Voilà ! J’en ai fini et je vous remercie toutes et tous, très sincèrement, de votre présence.

Christian Patard, Maire

Christian Patard s’adresse aux autorités
Christian Patard s’adresse aux autorités

 

Les membres du conseil municipal sont également solidaires de cette déclaration.

Réalisé et distribué par  la Municipalité.